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Contraception : ne laissons pas nos droits régresser !

Publié le 20 juillet 2016

Le projet d’inscription d’une clause de conscience dans le code de déontologie des pharmaciens pourrait menacer dangereusement l’accès à la contraception… En effet, alors que certaines pharmacien·ne·s rechignent déjà (illégalement) à délivrer pilule du lendemain, stérilet, voire préservatifs, cette clause permettrait de légitimer leur refus au prétexte que cela heurte leurs convictions personnelles, notamment religieuses.

La proposition est ainsi rédigée :

« Sans préjudice du droit des patients à l’accès ou à la continuité des soins, le pharmacien peut refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine. Il doit alors informer le patient et tout mettre en œuvre pour s’assurer que celui-ci sera pris en charge sans délai par un autre pharmacien. Si tel n’est pas le cas, le pharmacien est tenu d’accomplir l’acte pharmaceutique ».

Pour le collectif de pharmaciens qui alerte sur le sujet, comme pour le Planning familial, c’est « inacceptable ».

« Pourquoi inscrire cette clause de conscience dans le nouveau code si ce n’est pour satisfaire les pharmaciens les plus réactionnaires ? » demande le collectif dans une pétition contre la clause de conscience des pharmaciens. Et les internautes s’insurgent sous le mot-clé #MaContraceptionMonDroit.

 

En savoir plus : article des Nouvelles News