pancartes féministes

Propagande islamiste dans les universités françaises

publié le 11 octobre 2017
Les associations laïques lyonnaises écrivent au Premier Ministre à propos du colloque sur "l'islamophobie d'Etat" (Lyon 2)

La mobilisation des militant·e·s laïques et féministes a permis l’annulation d’un colloque prévu le 14 octobre à l’université Lyon 2, rassemblant plusieurs associations islamistes douteuses.

Mais les associations entendent rester vigilantes face aux diverses tentatives d’infiltrations politico-religieuses de ces dernières années au sein de l’enseignement supérieur. C’est pourquoi plusieurs d’entre elles, dont FCI, ont co-signé une lettre au Premier Ministre Edouard Philippe, pour l’interpeller sur cette problématique.

 

A lire sur le sujet : une tribune de Céline Pina de Viv(r)e la République

 

La lettre ouverte :

« Lyon, le 1er octobre 2017

Monsieur Édouard Philippe, Premier Ministre.

Copie à:

Monsieur Henri-Michel Comet, Préfet du Rhône.
Monsieur Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’éducation nationale.
Madame Françoise Moulin Civil, Rectrice de l’académie de Lyon, Chancelière des Universités.

Objet: Propagande islamiste dans les Universités françaises.
Monsieur le Premier Ministre,

Le 14 octobre 2017, un colloque intitulé «lutter contre l’islamophobie, un enjeu d’égalité?» a été programmé, puis annulé, dans l’enceinte de l’Université Lyon 2.

Ainsi, il était prévu que s’y retrouvent, entre autres:

Abdelaziz Chaambi, ancien dirigeant du Parti des Indigènes de la République, qui voit dans la République française «une religion raciste», et prône la «lutte des races sociales». Cet individu serait en outre, selon nos renseignements, fiché «S»,

Jamila Farah, membre du CRI («coordination contre le racisme et l’islamophobie»), proche des frères Ramadan, ancienne candidate aux élections législatives du parti islamiste Égalité Justice,

Ismahane Chouder, membre du parti islamiste marocain Al Adl Wal Ihsane, militant de la non-mixité et de la «lutte des races sociales».

Au contraire d’un débat d’idées, cette manifestation était destinée, avant tout, à promouvoir des discours radicaux afin de radicaliser de fait le public accueilli. Ce danger est manifestement amplifié par le contexte actuel de menaces terroristes et d’état d’urgence.

Plus largement, nous souhaitons attirer votre attention sur le fait que l’Université est régulièrement détournée depuis quelques années de ses missions, pour des opérations de propagande politico-religieuses islamistes.

Ainsi ce récent colloque faisait suite à un précédent, organisée à Lyon 3, sous la couverture de « l’Institut supérieur d’Étude des religions et de la laïcité» (ISERL), le 5 mars 2016, sous le titre : «Islamophobie, le poids des mots, la réalité des maux». De même, les associations laïques ont dénoncé récemment un «colloque» tenu à l’ÉSPÉ de Créteil-Bonneuil sur le thème de « l’intersectionnalité », nouveau paravent de la propagande islamiste à l’Université et initialement destiné aux enseignants stagiaires de l’académie de Créteil. Et ce n’est qu’un échantillon.

Monsieur le Premier Ministre, les propagandistes islamistes ne doivent plus trouver leur place dans l’Université française, dont ils font leur nouveau cheval de Troie. Il en va de la cohésion nationale, des valeurs de la République et de la sécurité intérieure.
Les associations et personnalités signataires vous demandent donc d’accorder, à l’avenir, une attention toute particulière à ce phénomène inquiétant.

Veuillez croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’expression de toute notre considération.
Les Associations signataires : UFAL, Comité1905 Auvergne-Rhône-Alpes, Cercle Maurice Allard, Le Poing Commun, Femmes Contre Les Intégrismes, Forces Laïques, Comité Laïcité République

Les signataires : Françoise LABORDE, Sénatrice de Haute-Garonne, Laurence MARCHAND-TAILLADE (Présidente de Forces laïques), Martine CERF (EGALE).«