pancartes féministes

Hommage à Gisèle Halimi

Publié le 29 juillet 2020

halimi

Une grande voix de la défense s’est tue. De la défense des droits des femmes et des militant-e-s pour la justice.

Pour exercer son devoir de défense, elle se rendait en Algérie à ses risques et périls quand l’OAS voulait l’assassiner.

Pour la cause des femmes elle obtenait la relaxe d’une mineure jugée pour avoir avortée à la suite d’un viol, dans le retentissant procès de Bobigny en 1972, ouvrant la voie à la dépénalisation de l’avortement puis au remboursement de l’IVG.

Si elle n’a pas mené à proprement parler de carrière politique, elle s’était engagée comme députée de l’Isère dans la défense de la cause des femmes à l’Assemblé nationale. Puis dans la cofondation de l’association altermondialiste Attac.

Infatigable combattante, elle appartenait à cette mouvance du féminisme qui croit que la lutte émancipatrice des femmes ne peut se passer des hommes.